POURQUOI  J’AI FERMÉ  LES  YEUX  3

By | 6 de décembre, 2022

Je suis resté coït. Je ne pouvais pa réfléchir sur le moment. J’en ai ri au début. J’étais, et je le suis encore, persuadé qu’elle voulait me faire douter. Ce qui m’a fait mal c’est comme on dit:” C’est l’intention qui compte.”  Je me disais :” Elle aurait souhaité que ca soit qelqu’un d’autre qui aurait eu la prouesse de l’engrosser.”

Après quelques jours de réflexion, je lui ai écrit une sorte de lettre ouverte. J’ai glissé les feuilles sous une autre auprès de mon ordinateur sans oublier de laisser apparaître une ou deux lignes pour attirer son intention.

    ” Chère Haciba, voici une correspondance que quelqu’un a publié voilà quelques années”
     (  Non, mon ami, n’y songez plus! Ce que vous me demandez  me révolte et me dégoûte. Dieu nous a donné l’amour, la plus douce chose qui soit au monde, mais trouvant  cela trop beau et trop pur, pour nous  , il a imaginé les sens, les sens ignobles, sales, révoltants, brutaux qu’Il a conçu de telle sorte que nous n’y pouvons songer sans rougir, que nous n’en pouvons parler qu’à voix basse. Leur acte  Est enveloppé de honte. Il se cache , révolte l’âme, il est honni par la morale, poursuivi par la loi, il se commet dans l’ombre, comme s’il était criminel.

Ne me parlez pas de cela!

Je ne sais point si je vous aime,mais je sais que je me plaît  près de vous, que votre regard m’est doux et que votre voix me caresse le coeur. Du jour vous auriez obtenu de ma faiblesse ce que vous désirez, vous me deviendrez odieux.

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Restons ce que nous sommes. Et….aimez-moi si vous voulez, je le permets.
     Votre amie Ines.  )

(    Madame, voulez-vous me permettre à mon tour de vous parler  brutalement, sans ménagement galants,  comme je parlerai à un ami. Moi non plus je ne sais pas si je vous aime. Je ne le saurais vraiment qu’après cette chose qui vous révolte tant.

Cette sensation d’horreur et de dégoût, nous l’éprouvons aussi quand , emportés par l’impetuosite du sang, nous nous laissons aller aux accouplements d’aventures. Mais quand une femme Est pour nous l’être d’élection, de charme constant, de séduction infinie, que vous êtes pour moi, la caresse devient  le plus ardent, le plus complet  Et le plus infini des bonheurs.

La caresse, madame, c’est l’épreuve de l’amour. Quand notre ardeur s’éteint après l’étreinte, nous nous étions trompés. Quand elle grandit, nous nous aimons.

C’est vrai souvent. La nature, nous jette, à son gré, dans des bras qui s’ouvrent parce qu’elle veut que des bras s’ouvrent.
   C’est vrai aussi que les étreintes  froides et violentes, les regards fixés et ardents en des yeux qu’on a jamais vus et qu’on ne verra plus ,jamais, et tout ce qui laisse en nous une amère mélancolie.
   

Mais, quand cette sorte de nuage d’affectation, qu’on appelle l’amour, à enveloppé deux êtres, quand ils ont pensé ,l’un à l’autre, longtemps, toujours, quand le souvenir pendant l’éloignement veille sans cesse, le jour, la nuit, apportant à l’âme les traits du visage’ et le sourire,  Et le son de sa voix, quand on est obsédé, possédé par la forme absente et toujours visible, n’est-il pas naturel que des bras s’ouvrent enfin, que les lèvres s’unissent et que les corps se mêlent?

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 ‘C’est la nature qui veut ça. Vous me direz c’est ça le piège.  Qu’importe, je le sais, j’y tombe’ et je l’aime. La nature nous donne la caresse pour nous cacher sa ruse,  pou nous forcer à nous reproduire.  Et bien volons-lui la caresse, faisons-la notre. Trompons à notre tour la Nature, cette trompeuse. Faisons plus qu’elle n’a voulu, plus qu’elle ‘a pu osé nous apprendre. Que la caresse soit comme une matière précieuse sortie brute de la terre, prenons-la et travaillons-la et perfectionons-la sans d,autre soucis . Aimons la caresse savoureuse comme le vin qui grisé, comme le fruit mûr qui parfume la bouche, comme tout ce qui pénètre notre corps de bonheur. Aimons la chair parcequ’elle est belle parce qu’elle est ferme et ronde et douce et délicieuse  sous la lèvre et sous les mains.
   

Oui madame, laissons les moralistes prêcher la pudeur, les médecins la prudence, laissons les prêtres à leurs commandements et nous, aimons avant tout la caresse qui grise, affole,énervé,  épuise, ranime et qui est plus douce que les parfums, plus légère que la brise, plus aigue que les blessures, rapide et dévorante’ qui fait prier, qui fait commettre tous les crimes et tous les actes de courage.!
   

Aimons-la, non pas tranquille, normale, légale; mais violente’ furieuse’ immodérée!
    Recherchons-la comme on recherche l’or et le diamant, car elle vaut plus, étant inestimable et passagère! Poursuivons-la sans cesse, mourrons pour elle et par elle.
   

Je crois, madame, que les seules femmes heureuses sur cette terre sont seules à qui nulle caresse ne manque. Elles vivent, celles-là, sans souci, sans pensées torturantes, sans autre désir que celui du baiser prochain qui sera délicieux et apaisant comme le dernier baiser.
    Les autres, celles pour qui les caresses sont mesurées, ou incomplètes, ou rares, vivent harcelées par mille inquiétudes misérables, par des désir d’argent ou de vanité, par tous les événements qui deviennent des chagrins.
   

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Mais les femmes caressées à satiété n’ont besoin de rien, ne regrettent rien. Elles rêvent tranquilles et souriantes, effleurées à peine par ce qui serait pour les autres d’irréparables catastrophes’ car la caresse remplace tout, guerit de tout console de tout.
       ,,,             KAMEL.

   Est-ce que j’ai la certitude qu’elle a lu ça?

                   Partie 4

    De ça, je suis certain. Il a fallu qu’elle délibère avec elle-même.

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